Préface

Préface
Vous n'aimez pas le rose?

Vous rêvez d'une fic bien écrite?

Vous voulez savoir mon âge? Mon pseudo?

Vous rêvez d'une auteur super marrante et productive qui vous collerait des heures devant votre écran tellement sa fic est bien?

Vous voulez des mises à jours régulières?

Eh ben c'est pas ici qu'il faut vous adresser >_<

J'ai pas la prétention de faire du grand art, encore moins d'écrire une histoire réaliste... Mais j'ai quand même le culot de poster!

Alors soyez sympas, ayez le courage de lire et commenter. Pour tout lien de fic posté par commentaire, je promet d'aller faire un tour et commenter à mon tour si j'aime l'histoire... Mais je promets pas d'aimer!

Vous voulez rencontrer de nouvelles personnes? Laissez moi votre adresse, je vous ajouterai.

Vous trouvez la fic nulle? arrêtez de lire, pas besoin de me le dire, je le sais déjà!

Autre précision: je suis nulle en mise en page sur skyblog, ne vous attendez donc pas à un super beau skyblog!

# Posted on Monday, 18 June 2007 at 1:15 PM

Résumé

Résumé
Juliette est belle, Juliette a tout pour elle... sauf sa langue dans sa poche.

Mais si ses idoles s'en mêlent, ce n'est pas pour autant qu'elle se retiendra de dire ce qu'elle pense!

Juliette apprendra bien vite que la langue a parfois d'autres utilis que celles de mâcher du chewing gum et cracher des insultes...

Croyez-en le savoir de son piercing favori!


(Avis aux pervers du net, qui, peut-être voudraient me violer ou autre... si vous cherchez à me trouvez, commencez par analyser cette foto, c'est moi... Mais chut, faut pas le dire... Allez, bon courage à vous!)

Code couleur :

... Point de vue du piercing de Juliette

... Point de vue du piercing de Tom

... Point de vue neutre

# Posted on Monday, 18 June 2007 at 1:25 PM

Edited on Sunday, 16 March 2008 at 6:13 PM

Chapitre 1

Chapitre 1
Chapitre 1

Juliette avait de grands yeux bleus, un nom de famille synonyme de paradis, des cheveux blonds qui lui tombaient sur la nuque, des dents blanches parfaitement alignées, un sourire d'ange...

Et un caractère de merde!

Ca avait au moins le mérite d'être clair! Quiconque la croisait dirait qu'elle était la chose la plus merveilleuse et la plus mignonne qui soit...

Puis Juliette ouvrait la bouche... Et là, c'était le drame.

-Putain de bordel de merde... Ce job de mes deux va me rendre dingue!

-Juliette Heaven, je ne vous paie pas pour cracher des insultes à longueur de journée!

-Justement, Mr Peterson, vous ne me payez pas!

Eh oui, si Juliette travaillait, ce n'était ni pour le plaisir, ni pour l'argent. Juliette faisait du travail d'intérêt général pour avoir tagué les murs de la salle de concert de Berlin.

-Connard d'adultes, ils ne comprendront jamais que les graffitis, c'est de l'art! Bande de cons!

-J'entends, Juliette!

-Oh, vous, allez vous occuper des concerts de petites midinettes et foutez-moi la paix! Soyez déjà bien content que je les récure, vos sols!

-Et toi sois bien contente que je n'aie pas porté plainte, rugit l'homme en laissant échapper un sourire.

-Ouais, ouais, ... ducon!

Juliette trempa son torchon dans l'eau savonneuse et se remit à sa tâche, sachant pertinemment qu'elle venait de titiller une limite invisible qu'il ne fallait surtout pas qu'elle dépasse si elle ne voulait pas l'avoir sur le dos, pour finir, cette foutue plainte! Juliette savait que plainte déposée signifiait pour sa mère, un aller simple pour le centre de jeunes délinquants.

Juliette avait une mère magistrate Cela voulait dire qu'elle appliquait les lois que les gens ne connaissaient pas, qu'elle gagnait bien sa vie... mais ne voyait jamais sa fille. Et sa fille ne s'en plaignait d'ailleurs pas. Mais lorsqu'il s'agissait de justice, la mère de Juliette n'y allait pas de main morte. Soucieuse de garder contenance, la mère de Juliette était prête à envoyer celle-ci dans un centre si cela pouvait éviter de ruiner sa carrière et sa renommée.

Pour le père de Juliette, qui d'ailleurs, avait sa garde pendant la semaine, c'était une autre histoire. Juliette usait et abusait de la bonté de son père, homosexuel bien décidé à donner à sa fille toute la liberté qu'elle réclamait. Là non plus, Juliette ne s'en plaignait pas.

Puis, il y avait Josh. Josh était le petit ami de son père. Juliette savait que sa situation était quelque peu inhabituelle mais elle l'acceptait totalement. De mémoire, Juliette n'avait jamais vu son père qu'en compagnie d'homme. A se demander même comment il avait pu avoir un enfant...

-Zum ersten mal alleine in unserem Versteck... Ich seh noch unsre Namen an der Wand...

Les moments où Juliette chantait étaient les seuls où elle ouvrait la bouche pour ne pas dire de conneries. C'était Josh, son beau-père qui l'avait initié à cet art alors qu'elle savait à peine babiller. Et depuis, la manie de chantonner vingt-quatre heures sur vingt-quatre ne l'avait plus quittée...

-Juliette, travaille et arrête de chanter! Ce n'est pas toi qui dois donner un concert ce soir!

-Oui, moi aussi je vous aime Mr Peterson! Zum ersten mal...

Lorsque ses quenottes s'espaçaient enfin pour laisser s'échapper quelques, c'était toujours pareil, les gens tremblaient. Lorsqu'elle crachait son venin, les gens tremblaient de rage ou de peur... et quand elle chantait, c'était cette fois d'émotion... Un simple geste suffisait à casser cette image d'ange, pour laisser place à un démon à la langue percée et à la répartie vache.

Oh, en parlant de vache... j'ai oublié de me présenter! Oui, je sais, il n'y a aucun rapport entre moi et une vache, mais c'était juste histoire d'embrayer sur un autre sujet... Je m'appelle euuuh... je m'appelle pas. Donc vous pouvez ne pas m'appeler ou m'appeler Pas, au risque de me confondre avec votre papa...

"Eh, Pa!"

Ca vous rappelle des souvenirs paternels, n'est-ce pas, Pa? Vous ne suivez pas? Mais si, vous suivez Pa! Un conseil: rembobinez de quelques lignes et relisez jusqu'à ce que vous compreniez quelques chose.

Vous n'avez pas reculé!

Vous avec compris?


Tant mieux, ces explications ne vous serviront jamais à rien. Oubliez donc les lignes que vous venez de rembobiner.

En clair, je suis le si joli petit piercing que Juliette arbore sur la langue, celui-la même qu'on découvre lorsque, enfin, elle ouvre la bouche. C'est sous mon point de vue que vous verrez cette histoire. Alors, content?

A
utant vous dire tout de suite que je suis aux premières loges pour les répliques houleuses...

... Ou les baisers mouillés, mais ça, ce n'est pas pour tout de suite! ...

N'


[Le manque de commentaire encourageant fait des ravages. Chaque jour, dans le monde du net, trois fics meurent avant d'avoir atteint leur troisième chapitre. Parainez une fic, cela ne vous coûte qu'une review par chapitre et ça permet à une fic dans le monde de grandir. Pour que nous ne les oublions pas, faits passer l'information auprès de vos amis. Pensez aux fics orphelines... D'autant plus si c'est la mienne!]

# Posted on Monday, 18 June 2007 at 1:46 PM

Edited on Sunday, 16 March 2008 at 6:12 PM

Chapitre 2

Chapitre 2
Chapitre 2


Tom avait de grands yeux en amande, un nom de famille synonyme de succès, des dreadlocks soutenus par une casquette qui ombrageaient ses yeux, des dents blanches parfaitement alignées, un sourire de séducteur, des manières de gentleman...

Et un réveil en mode connard!


Chaque fille qui se réveillait un jour dans son lit pensait avoir trouvé la perle parfaite. Un visage à tomber, un style bien particulier et un sexe appeal non négligeable. Durant la nuit durant laquelle l'adolescent lui avait fait miroiter mille délices érotiques, cette fille avait cru à ce qu'il lui disait. En ouvrant les yeux le lendemain, elles étaient sur leur petit nuage. Mais cette nuit de sexe endiablé ne restait jamais bien longtemps un souvenir merveilleux.

Tom Kaulitz finissait toujours par se réveiller et chasser sa conquête d'une nuit de sa chambre, ne lui laissant que le temps de prendre ses affaires et ses yeux pour pleurer. La fille, à moitié nue, se retrouvant pantoise devant la porte qu'on venait de lui claquer nez, barrage de verre qui volait en éclat, transperçant son c½ur d'éclats tranchants.

L'ange de séduction chutait alors de son piédestal pour montrer aux filles sa face la plus sombre... celle du connard invétéré.

-Allez, il est temps que tu retournes chez toi. Maman doit t'attendre, ricana Tom.

-Mais, et nous, alors? pleura la fille qui, se rhabillant, tentait de préserver le peu de dignité qui lui restait.

-Nous? Tant que tu n'en parles pas aux médias, il n'y a pas de nous!

Evidemment, ce jour-là, comme tous les autres, la fille courut le répéter aux médias pour se changer. Comme chaque fois, Tom fit la une des journaux à scandales... Mais au moins, on parlait de lui... Tom n'était pas oublié quelque part au fond du tiroir des artistes ratés.

L
e seul moment où Tom faisait ressortir son amabilité était en présence de ses amis. Le groupe de musique qu'enfant, il avait fondé avec son frère était devenu sa seule raison de vivre. Même ses parents, lassés de leur succès, avaient rompu les liens. Seul Andréas, leur ami d'enfance, avait gardé contact... quand contact il y avait.

En présence de Bill, Georg et Gustav, Tom ne pouvait s'empêcher de mettre de l'ambiance. Soirées débauche et blagues pourries faisaient à présent partie intégrante de son quotidien. S'il arrêtait de rire, alors ses amis cesseraient certainement de l'aimer, n'est-ce pas? Tom détestait se sentir seul. Ramener une fille chaque soir était alors devenu son moyen de survie, de ne pas sombrer.

Car oui, Tom Kaulitz avait peur.


Tom avait peur du lendemain. Seul, dans le noir, il tournait, se retournait, changeait de côté puis en choisissait un autre, imaginant les pires scénario concernant cette soudaine célébrité. Tom aimait être aimé de gens. Cela avait toujours été ainsi et cela le serait toujours. Petit, déjà, il amassait les petites copines dans le fond de la cour de récré. Pour beaucoup, c'est lui qui leur a volé leur premier baiser.

Attirer l'attention était son passe-temps favori. Voir les fans s'évanouir, pleurer et brandir des pancartes à son nom était encore plus jouissif que de baiser une fille. J'ai bien dit baiser. Tom ne fait pas l'amour, jamais!

C
ette célébrité le comblait donc amplement. Mais qu'adviendrait-il si Tokio Hotel passait soudainement dans la catégorie des groupes ringards et si les pancartes à son nom étaient reléguées au rayon des allume-feu? Que se passerait-il si un jour, il devait quitter les hôtels luxueux et les feux de la rampe pour retomber dans l'anonymat le plus total... si plus personne ne pensait à lui?

Alors Tom essayait d'oublier que la célébrité était éphémère. Il se noyait dans le sexe et l'alcool chaque soir pour ne pas que ces pensées nostalgiques lui reviennent en tête. Et quand ces doux hallucinogènes n'avaient plus effet sur lui, Tom plongeait dans la musique. De toutes les drogues qu'il avait essayées, dures ou charnelles, seule la guitare ne lui avait jamais fait faux bond...

Oui, Tom était un connard capable d'aimer...

Mais la musique était sa seule amante à laquelle il restait fidèle...

Si on m'oublie moi, bien entendu.

Moi? Non, ne me traitez pas tout de suite de tous les noms d'oiseaux qui vous traversent l'esprit. Vous êtes certainement en train de vous demander quelle nouvelle conquête Tom avait bien pu se trouver...

Je suis effectivement quelqu'un qui le colle sensuellement, qui s'accroche à ses lèvres... Oui je côtoie les Tokio Hotel, oui je prends possession des lèvres du beau guitariste... Oui, je fais la une des journaux à scandale avec mes formes arrondies...

Mais je ne suis qu'un piercing parmi tant d'autre.... celui-là même qui orne les lèvres sucrées du connard invétéré.

Le piercing que des tas de fille rêveraient d'embrasser... Pour ravir par la même occasion un baiser à Tom, quitte à se rendre compte au réveil, que quiconque naît connard le reste à vie...



N'


[Le manque de commentaire encourageant fait des ravages. Chaque jour, dans le monde du net, trois fics meurent avant d'avoir atteint leur troisième chapitre. Parainez une fic, cela ne vous coûte qu'une review par chapitre et ça permet à une fic dans le monde de grandir. Pour que nous ne les oublions pas, faits passer l'information auprès de vos amis. Pensez aux fics orphelines... D'autant plus si c'est la mienne!]

# Posted on Wednesday, 20 June 2007 at 3:15 PM

Edited on Sunday, 16 March 2008 at 6:12 PM

Chapitre 3

Chapitre 3
Chapitre 3

Il ne faut pas prendre le boulot de piercing à la légère! Etre sans cesse accroché à une langue de vipère, c'est tout sauf du chômage! J'ai souvent songé à demander une augmentation, avant de me souvenir que j'étais autant payé que notre chère Juliette en ce moment... c'est-à-dire, rien! Niet! NADA! Pas une peseta, pas un copeck pour tous ces bons et loyaux services!

Je sue et supporte pour pas un sou! Je sue, supporte... Bon, d'accord, vous me pardonnerez le jeu de mot facile. Pas la peine de m'indiquer la sortie, je la connais par c½ur à force...

Je disais donc avant que vous ne me coupiez que subir du matin au soir les lamentations incessantes de Juliette, c'était fatiguant... Fatiguant, certes, mais aussi follement amusant!

-Mr Peterson, j'ai fini ce que vous m'aviez dit de faire! claironna Juliette.

-Tu as quoi?!? hurla l'homme en voyant une poubelle au contenu éparpillé sur le sol.

-Bah, vous m'aviez dit de retirer le sac poubelle parce que la poubelle était pleine, je l'ai retiré, moi!

-Ne joue pas sur les mots, petite idiote! Lorsque je dis de retirer le sac, c'est le sac ET son contenu!

En effet, Juliette avait bien retiré le sac mais l'avait vidé sur le sol. Dans le fond, elle n'était pas en tort. Elle avait retiré le sac de la poubelle... mais cette action ne semblait pas contenter son patron, qui virait soudainement au rouge.

-Tu vas me ramasser toutes les ordures de cette salle jusqu'à la dernière!

-Nan, Mr Peterson, vous êtes bien trop gros pour renter dans le sac! railla Juliette.

-Tu m'énerves, fous-moi le camp de cette salle et ne revient que lorsque tu auras décidé d'être aimable!

-Vous ne voulez vraiment plus me voir, Mr Peterson? Je suis déçue, vraiment!

-Dehors! tonna l'homme bedonnant.

Et ça continue encore et encore... Quand elle ne cherche pas les complications, ce sont les complications qui la trouvent... En effet, ce jour-là, Juliette venait juste de finir de cirer les planches de la scène de concert lorsque les artistes qui devaient se produire ce soir-là vinrent pour repérer les lieux.

Malheureusement pour Juliette qui, cette fois, était de bonne foie dans la ville de F... Bon, quoi qu'il en foit... la scène était tellement bien cirée que le guitariste du groupe glissa sur les planches, s'emmêla les pieds dans la tente qui lui servait de pantalon et vint heurter le sol avec autant de délicatesse qu'un char de guerre au milieu d'un jardin chinois.

-Scheiss!

-Eh, Ducon! La prochaine fois que tu veux embrasser le sol, essaie de le faire sans saloper mon travail! hurla Juliette en braquant sa serpillière devant le nez du pauvre adolescent étendu par terre.

Quand je vous dis que ce sont les complications qui la trouvent...

-Hey, elle a un problème, la mignonne? s'emporta le guitariste.

-C'est vrai, quoi! Est-ce que je viens laver le sol pendant que vous jouez? Non, alors ne venez pas piétiner pendant que je lave! Bande de malappris!

-On ne t'as jamais appris à parler poliment? intervint alors le chanteur, un type au déhanché de messieurs aimant le rose et à la coiffure...

-Toi, Simba, on ne t'a pas sonné! Retourne jouer avec le maquillage de maman et laisse-nous régler cette histoire!

-Notre mère, tu la laisses où elle est!

-Oh, l'amoureux des planches. Ton père a sonné, il aimerait que tu lui rendes ses habits. Il n'ose pas vraiment te le dire, mais tu as l'air ridicule avec des vêtements trois fois trop grands pour toi, railla Juliette avec un sourire.

L'amoureux des planches en question la regarda un instant puis explosa de rire. Jamais personne ne lui avait ainsi tenu tête. Alors, avec un sourire amusé, il tendit la main à la jeune fille et dit:

-Enchanté de te rencontrer. Moi, c'est Tom Kaulitz, des Tokio Hotel.

-Je sais qui vous êtes, merci. Ce n'est pas pour rien que j'ai vos chansons dans la bouche du matin jusqu'au soir... J'ai reconnu la voix de Bill, avoua Juliette.

-Tu nous connais et tu n'as pas crié? s'étonna un membre du groupe que Juliette identifia comme étant Georg le bassiste.

-Pourquoi j'aurais crié?

-On est célèbre, répondit Tom comme si ceci expliquait tout. Tout bon fan se doit de crier et nous demander un autographe!

-Qu'est-ce que je ferais avec un autographe?

-Tu n'avais même pas l'air d'être contente de nous rencontrer! s'offusqua Gustav, le dernier membre du groupe et, accessoirement, batteur.

-Vous veniez de saloper mon travail!

Bill lui envoya un sourire figé et lui dit:

-Désolé. D'habitude, nous ne sommes pas aussi vaniteux. Mais je dois dire qu'un fan telle que toi, ça ne court pas les rues. Alors forcément, on s'en étonne! Et encore pardon pour les traces de pas...

-Je sais que vous devez vous entraîner pour le jour où vous laisserez vos empruntes sur un vulgaire pavé à Hollywood, mais si vous pouviez le faire ailleurs que sur mon lieu de travail, ce serait cool! gronda Juliette sans se laisser amadouer. Au fait, je m'appelle Juliette!

-Dans ce cas, je serais ravi d'être ton Roméo, roucoula Tom en glissant un bras autour des épaules de l'adolescente.

-Et moi je serais ravie de venir plaquer ma main dans ta tronche sur tu n'as pas déguerpi dans dix secondes, Ducon! répondit la jeune fille en se dégageant de l'emprise du garçon aux dreadlocks. Bon, toi, le décérébré, lança-t-elle ensuite en direction de Georg. Puisque tu n'as rien à faire. Tu prends ce balai et tu essuies les traces que vous avez fait, ce serait sympa!

-Pourquoi moi? s'étonna le bassiste, penaud avec la serpillière dans les mains.

-Parce que t'as l'air le plus habile de tous et que moi, mon service est fini depuis dix bonnes secondes!

Georg la regarda, éberlué, puis empoigna fermement le balai avant de nettoyer courageusement la parcelle de scène. Bill quant à lui, regarda la jeune fille fuir par les coulisses. Il jeta un coup d'½il à ses amis qui, surpris mais hilares, lui confirmèrent son idée. Avant que Juliette n'ait complètement disparu, il héla:

-On peut espérer te voir au concert ce soir?

-Tout dépend si, soudainement, les places deviennent gratuites. Contrairement à vous, je n'ai pas de fric à dépenser dans ces conneries!

-On t'en offre une VIP! intervint Gustav.

-Pourquoi vous feriez cela pour moi? s'enquit Juliette.

-Pour nous faire pardonner d'avoir salopé ton travail! répondit Bill en sachant qu'il avait visé juste.

Je vis la langue sur laquelle, moi, pauvre piercing prénommé Pas, était accrochée, se soulever pour former un vague "ok".

Les membres du groupe ne surent jamais si Juliette s'était sentie flattée par cette invitation. Voilà pourquoi il est toujours bon d'avoir un piercing dans ses relations qui était bien placé à ce moment-là pour voir s'étirer sur les lèvres de la jeune fille... un sourire de vainqueur.



N'

[Le manque de commentaire encourageant fait des ravages. Chaque jour, dans le monde du net, trois fics meurent avant d'avoir atteint leur troisième chapitre. Parainez une fic, cela ne vous coûte qu'une review par chapitre et ça permet à une fic dans le monde de grandir. Pour que nous ne les oublions pas, faits passer l'information auprès de vos amis. Pensez aux fics orphelines... D'autant plus si c'est la mienne!]

# Posted on Saturday, 30 June 2007 at 2:41 PM

Edited on Sunday, 16 March 2008 at 6:12 PM